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L'art établit une relation qui permet d’englober dans une même interaction, dans un même échange, une œuvre, son créateur et le récepteur, le destinataire de cette œuvre (spectateur, auditeur…). Les différentes formes que peuvent revêtir cette médiation concrétisent certaines relations entre l’homme et la nature, c’est-à-dire entre un esprit humain et son environnement. Une pensée à la fois consciente et inconsciente, individuelle et collective, un esprit libre et imaginatif communique avec le monde extérieur. Hegel, dans son Esthétique, a tenté de définir la transcendance de cette relation en posant a priori, que : « Le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature puisqu’il dégage des formes illusoires et mensongères de ce monde imparfait et instable la vérité contenue dans les apparences, pour la doter d’une réalité plus haute créée par l’esprit lui-même. » Chercher la vérité derrière l’apparence. Peut-on envisager finalité plus captivante ? L’art devient alors le prolongement de l’action. Cette philosophie de l’action, développée notamment par Hannah Arendt, émerge quand le geste artistique devient l’expérience d’une relation particulière. Aussi l’art ne cherche-t-il pas à imiter ou à reproduire, mais à traduire une réalité métasensible. Il peut alors faire poindre le spirituel dans le champ de l’expérience commune. Une des premières formes de représentation, l'art rupestre (époque préhistorique) a sans doute été, à la fois la représentation iconique d'animaux, mais a certainement possédé aussi, une dimension magique, chamanique voire sacrée (cf. Travaux de Jean Clottes). Dès lors, l'art transcendait la réalité, et rendait compte de sa dimension spirituelle alors que le quotidien était risqué et pénible, basé sur la nécessité de chasser, se protéger et survivre. L'art apparait dès l'aube de l'humanité qui déposa une représentation sur les parois des cavernes, sacralisa les événements, et aida l'homme à survivre, en transcendant sa pensée et ses besoins vitaux. |






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