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L'art établit une relation qui permet d’englober dans une même interaction, dans un même échange, une œuvre, son créateur et le récepteur, le destinataire de cette œuvre (spectateur, auditeur…). Les différentes formes que peuvent revêtir cette médiation concrétisent certaines relations entre l’homme et la nature, c’est-à-dire entre un esprit humain et son environnement. Une pensée à la fois consciente et inconsciente, individuelle et collective, un esprit libre et imaginatif communique avec le monde extérieur. Hegel, dans son Esthétique, a tenté de définir la transcendance de cette relation en posant a priori, que : « Le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature puisqu’il dégage des formes illusoires et mensongères de ce monde imparfait et instable la vérité contenue dans les apparences, pour la doter d’une réalité plus haute créée par l’esprit lui-même. »

Chercher la vérité derrière l’apparence. Peut-on envisager finalité plus captivante ? L’art devient alors le prolongement de l’action. Cette philosophie de l’action, développée notamment par Hannah Arendt, émerge quand le geste artistique devient l’expérience d’une relation particulière. Aussi l’art ne cherche-t-il pas à imiter ou à reproduire, mais à traduire une réalité métasensible. Il peut alors faire poindre le spirituel dans le champ de l’expérience commune.

L'art est un jeu avec les apparences sensibles, les couleurs, les formes et les volumes, les sons. Jeu, il l'est de par sa gratuité même. Il est le double inutile du réel, il crée à partir de rien, ou presque, une apparence qui ne prétend pas même nous tromper; jeu plaisant en ce qu'il satisfait nos besoins éternels de symétrie, de répétition et de surprise que Charles Baudelaire, dans sa préface des fleurs du mal, considérait comme l'origine de la poésie. Ainsi, à lire la Critique de la faculté de juger de Kant, le plaisir esthétique naîtrait moins de l'intensité et de la diversité des sensations que de la façon, en apparence spontanée, dont elles expriment une unité profonde, sensible dans leur chatoiement même mais inconceptualisable.

L'art ne se contente donc pas de copier la nature. Pour autant, il ne se détourne pas d'elle, mais remonte jusqu'à la source. Dans la peinture de Cézanne, rappelle Merleau-Ponty, il ne s'agit jamais de la couleur en tant que simulacre des couleurs de la nature, mais de la dimension de couleur, où notre cerveau et l'univers se rejoignent. L'artiste est sensuel, il aime saisir la personnalité propre, le visage des choses et des matières, comme le petit morceau de mur jaune dont parle Proust à propos de Vermeer.

Une des premières formes de représentation, l'art rupestre (époque préhistorique) a sans doute été, à la fois la représentation iconique d'animaux, mais a certainement possédé aussi, une dimension magique, chamanique voire sacrée (cf. Travaux de Jean Clottes).

Dès lors, l'art transcendait la réalité, et rendait compte de sa dimension spirituelle alors que le quotidien était risqué et pénible, basé sur la nécessité de chasser, se protéger et survivre. L'art apparait dès l'aube de l'humanité qui déposa une représentation sur les parois des cavernes, sacralisa les événements, et aida l'homme à survivre, en transcendant sa pensée et ses besoins vitaux.